Chaque mot son poids

Une auteur que j’apprécie, Euny Hong, témoignait dans un de ses livres d’une situation qu’elle avait rencontré quand elle était encore enfant.


Alors qu’elle jouait avec sa cousine, et comme souvent à cet âge là, la situation a dégénéré et Euny a prononcé ds paroles qui ont fait pleurer sa cousine.
En voyant ça, son père s’approche d’elle avec le regard grave avec l’intention de la gronder mais comme beaucoup d’enfant, nous y compris, Euny a anticipé l’issue et lancé « Mais je n’ai pas fait exprès ! », ce à quoi son père a répondu « Si tu n’as pas fait exprès de blesser ta cousine, s’est encore plus grave! ».

Cette situation est particulièrement intéressante car nous l’avons tous vécu plus d’une fois. Pourtant peu d’entre nous ont bénéficié de ce genre de réflexion à la fois brute, éclairée et constructive.

Comme le disait Marshall Rosenberg, psychologue américain et fondateur de la communication non violente (CNV) :

« Nous sommes dangereux lorsque nous n’avons pas conscience de notre responsabilité dans nos comportements, pensées et ressentis ».

Dans le cas d’Euny et du notre, ne pas avoir conscience que ce que nous allons dire va être blessant est d’une maladresse et d’un manque de conscience certain. Être méchant sciemment relève au moins de la volonté de blesser et nous savons dans quelle situation nous nous embarquons.

Blesser sans faire attention, relève par contre du manque d’observation et de réflexion.

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