Malheureusement nous ne sommes pas des hiboux

Un mardi matin de juin, Benoit et Marion sont à la bibliothèque. Ils ne se connaissent pas, ne s’étaient jamais rencontrés auparavant et pourtant cela fait maintenant vingt minutes qu’ils s’affrontent.

Benoit veut la fenêtre ouverte tandis que Marion la préfère fermée. Ouverte, mi ouverte, 3/4 fermée, 2/3 ouverte…ils essaient toutes les solutions mais ne tombent pas d’accord et se chamaillent plutôt que de se concentrer sur ce pour quoi ils sont venu là. Benoit cherchait du calme pour écrire sont nouveau livre et Marion terminer sa thèse de doctorat sur les mécanismes dynamiques de la négociation.

Mais rien n’y fait, ils ne trouvent pas de solution qui satisfasse les deux parties.

Agacée par le bruit, la bibliothécaire arriva et demanda à Benoit pourquoi il voulait la fenêtre ouverte – Je veux un peu d’air frais – ainsi qu’à Marion – Je ne veux pas de courant d’air -.

Après une minute de réflexion, elle se dirigea alors vers la pièce d’à côté et ouvrit la fenêtre, ainsi un peu d’air frais circulerait dans la bibliothèque tout en évitant les courants d’air.

Bien souvent lorsqu’un problème pointe le bout de son nez, notre vision périphérique tend à se rétrécir et nous focalisons notre attention sur celui ci. Contrairement au hibou, nous n’avons pas son acuité visuelle ni la possibilité de tourner la tête à 270 degrés ce qui nous serait pourtant utile pour bien prendre en compte ce que nous ne voyons pas d’ordinaire.

Alors que le problème est souvent juste devant nos yeux et clignote, la solution est elle, parfois, aux abords de notre champ de vision et pas directement observable.I

Il faut parfois chercher dans la pièce d’à côté…

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