Poser de meilleures questions

Quand on n’obtient pas les bonnes réponses, souvent c’est qu’il est nécessaire de poser de meilleures questions.

Mais qu’entend-on par « meilleures questions »? Le sujet est plutôt nébuleux non?

Personnellement, je l’interprète comme des questions qui font réfléchir, et tant qu’à faire, de la bonne manière.

Les meilleures questions sont celles auxquelles on ne peut répondre ni par oui ni par non. Elles obligeront votre interlocuteur à fournir davantage d’informations.

Exemple d’une question inutile : « j’imagine que vous vous êtes senti triste non? ». Elle appelle une réponse binaire oui/non, vous partez du principe que vous connaissez déjà la réaction de la personne en face de vous et elle influence fortement votre interlocuteur alors qu’il avait peut être autre chose à vous confier.

« Expliquez moi ce que vous avez ressenti » ne ferme pas le champ des possible en l’occurence et se révèlera donc plus efficace.

Éviter les questions commençant par pourquoi. Cela peut vous sembler étrange venant de quelqu’un qui rabâche sans cesse l’importance de toujours commencer « Pourquoi ». Serai-je complètement ronger par un syndrome de la personnalité multiple?? (j’ai regardé le film Split avec James McAvoy hier : génial!).

Ne vous inquiétez pas. Alors qu’il est primordial de toujours donner du sens lorsqu’on est dans une dynamique d’explication, à l’inverse lorsque nous sommes à la recherche d’un « pourquoi », il n’est pas judicieux de le poser ouvertement et ce pour une raison très simple :

Il est très difficile de répondre à une question comme « pourquoi ce point est il si important à vos yeux? » car elle sollicite une zone du cerveau qui ne gère pas le langage. Il sera donc plus difficile d’y apposer des mots. Il est bien plus simple de répondre à une question en « quoi », qui formulée d’une certaine manière aura un résultat identique. « Qu’est ce qui vous paraît si important vis à vis de ce point? ». Elle demande « pourquoi » en invitant la personne à mentionner plus spécifiquement les composantes de l’histoires qui sont significatives à ses yeux.

Gardez le silence. Ce point, ne le négligez pas! Nous avons souvent une tendance à être mal à l’aise lorsqu’un blanc, un silence, fait son apparition et nous tenterons rapidement de le combler. Profitons de cette faiblesse comme une opportunité non?! Quand vous sentez que la personne à qui vous avez posé la question peine à répondre, laissez-la se débrouiller! Même si vous avez envie de l’aider en reformulant votre question, retenez vous. Contentez vous d’attendre. Les émotions sont difficiles à exprimer et la personne peut avoir besoin de temps pour trouver les mots appropriés. Pas plus tard qu’hier je travaillais avec un client ingénieur qui était simplement incapable de poser des mots sur les émotions qu’il ressentait. Il doit me rappeler vendredi.

Parfois, le silence est le meilleur outil dont vous disposez pour poussez à en dire d’avantage. Alors tirez en parti.

Maintenant que vous êtes armé des bases de l’écoute active (post de mardi) et de l’art de poser de meilleures question, mettez en pratique!

With love

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.